Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 17:30
Avant tout, il faut savoir qu’il existe cinq éléments majeurs mais surtout indispensables en peinture :
- Le support ; il peut être amovible, tel qu’une toile ou une planche de bois ou bien fixe, comme un mur (dans le cas d’une fresque).
- Les pigments de couleur ; il s’agit de matière d’origine minérale, organique ou synthétique broyée finement et mélangée à un liquide. Par exemple, le lapis-lazuli donne du bleu
- Le médium ; il permet de lier les pigments de couleur entre eux. Ce sont généralement des huiles, résines ou colles (dans le cas de la détrempe).
- Le diluant ; il permet de rendre la peinture plus liquide et de faciliter son application.
- L’enduit ; il s’agit d’un vernis résineux, naturel ou synthétique ajouté généralement à un siccatif. Cela permet de protéger la couche picturale mais également d’améliorer le temps de séchage.

Maintenant que vous connaissez ces éléments, nous allons voir les différents procédés utilisés en peinture. Il y a deux catégories principales de techniques : celles qui sont à base d’eau et celle à base d’huile.
 
 
 1. Les techniques à base d’eau

Dans ce premier cas, on retrouve l’aquarelle, la détrempe, la gouache ainsi que les la peinture acrylique. Penchons-nous rapidement sur toutes ces méthodes :

L’aquarelle et la gouache sont deux procédés de peinture à l’eau se servant de la gomme arabique (tirée de la sève de l’acacia ou du cerisier) comme liant.
L’aquarelle est utilisée selon la technique du lavis, c'est-à-dire diluée avec plus ou moins d'eau, ce qui permet des jeux de transparence. Cela a donc amené à une manière de peindre particulière, demandant un travail direct, sans repentir.
Cette technique était souvent utilisée par les peintres avant l’apparition des tubes de peinture (1840 environ), pour réaliser des esquisses d’un paysage. Le tableau définitif étant alors peint en atelier.
Le repentir est le mot utilisé lorsque le peintre décide de changer un élément dans son tableau et repeint par-dessus. Il est en général invisible, mais il arrive parfois que l’élément dissimulé réapparaisse avec le temps. Vous pouvez voir ci-dessous un exemple de repentir. Paul Cézanne avait, au début, peint l’incarnation de l’Hiver debout, mais par la suite il a décidé de changer la position de son personnage et de la représenter assise.
repentir

Paul Cézanne, L’Hiver, détail, 1860-1861, Musée des Beaux-Arts, Paris.
 
Le terme de gouache est dérivé de l’italien guazzo qui signifie « très mouillé ». Cette technique utilise un liant (la gomme arabique, donc) plus important que l’aquarelle. Le rendu est alors plus mat et satiné. Par contre, avec cette méthode, l’effet de transparence pour l’éclaircissement des tons n’est pas possible ; il faut alors se servir de peinture blanche.
La gouache est la peinture avec laquelle, petit, vous avez certainement fait vos premiers pas d’artiste. Elle a l’avantage de partir facilement au lavage et d’être peu toxique en cas d’ingestion.
Dès le XIIIe siècle, elle est devenue la peinture utilisée pour les manuscrits qui nécessitaient une jolie matière et des tons vifs.
La détrempe et la tempera sont en fait deux procédés identiques. Détremper (temperare en italien) une couleur consiste à mélanger les pigments à un liquide. En France, au cours du XIXe siècle, on a pris l’habitude d’appeler tempera une détrempe plus complexe contenant de l’œuf. La détrempe est donc une peinture à l’eau qui comporte en général un liant à base de colle ou d’œuf. Elle permet de peindre sur n’importe quel support (bois, mur, toile, peau, papier). En revanche, elle a le désavantage de ne pouvoir jouer sur les effets de transparence. Elle permet pourtant d’obtenir de jolies couleurs et surtout, une bonne qualité.
 

La fresque est une technique particulière de peinture murale qui se pratique depuis l’Antiquité. Le mot fresque vient de l’italien a fresco qui signifie « dans le frais ». Pour réaliser une fresque, il faut en effet au préalable passer un enduit sur le mur, appelé Intonaco. Cet enduit ne doit pas être sec au moment d’appliquer la peinture ce qui permet aux pigments de bien pénétrer et donc d’être plus résistants qu’une peinture normale.
La technique de la fresque demande donc au peintre de réaliser son œuvre très rapidement, entre la pose de l’enduit et le séchage.
 
La peinture acrylique est une peinture utilisant des pigments traditionnels mélangés à des résines synthétiques (latex). Elle a été inventée au Mexique au milieu du XIXe siècle et apparaît en France dans les années 1960.
Elle a l'avantage de se diluer à l’eau et de sécher vite, ce qui permet de travailler plus rapidement mais aussi d'être très solide et indélébile. De plus, elle peut se poser sur des supports très variés tels que le béton ou le ciments.
 

 
2. La peinture à l’huile

A la différence des techniques à base d’eau, la peinture à l’huile est la seule technique à base d’huile. Selon la légende, les frère Van Eyck (cf. article N°) seraient les inventeurs de ce procédé.
Pourtant il y a longtemps qu’on utilisait l’huile en peinture, mais en la mélangeant à d’autres ingrédients.
A partir du XVe siècle, les artistes ont préféré cette technique à toutes les recettes antérieures. Cette technique permet d’associer d’une manière plus douce deux tons voisins, surtout dans le cas des effets de clair-obscur. Cela créé alors une sorte de fusion des couleurs, très recherchée par les peintres.

Le clair-obscur est une technique picturale qui consiste à placer côte à côte des parties claires et des parties sombres, créant alors des effets de contraste. Cela permet surtout de donner de la force à la toile et peut être une manière pour le peintre de mettre l’accent sur un élément du tableau.
Georges De la Tour a joué avec cette opposition entre la lumière et l’obscurité, créant beaucoup d’intensité dans ses toiles et lui conférant ce style qui lui est propre.


En alliant la découverte de la peinture à l’huile à la tempera, les artistes flamands ont inventé la technique du glacis. Il s’agit d’une couleur délayée dans une quantité plus grande d’huile et appliquée au-dessus d’une autre. Ainsi, en superposant des couleurs différentes, on obtient par mélange optique une nouvelle couleur. Par exemple, plusieurs couches de rouge pâle finissent par donner un rouge profond et très intense.

 
 
 
Quelques autres termes liés aux techniques de peinture :

Le sfumato, terme issu de l’italien signifiant « enfumé », est une superposition de différents glacis permettant de créer une atmosphère particulière au tableau. En effet, tous ces contours imprécis donnent un effet vaporeux à la toile, créant alors une impression de profondeur. Léonard de Vinci serait l’inventeur de cette technique qu’on retrouve dans nombre de ses tableaux.
Le marouflage est un procédé qui permet d’appliquer une toile peinte (appelée toile marouflée) sur un mur à l’aide d’une colle très forte, la maroufle.
La pratique du marouflage, qui se développe avec la peinture à l’huile sur support amovible, a permis surtout au XVIIe siècle de remplacer la fresque (ex. la Galerie des Glaces à Versailles) et ses désavantages liés au temps. Ce procédé sera utilisé au XIXe siècle pour la plupart des grandes peintures décoratives des plafonds de théâtre.

Le brossage à sec est une technique de peinture qui consiste à utiliser une petite quantité de peinture presque sèche et à brosser avec la partie à peindre.

Un camaïeu est une peinture qui n’utilise qu’une seule couleur mais en exploite toutes les nuances.
 
 
 
 
Par color passion - Publié dans : Présentation
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